EARTHSATZ

2017

Faire tenir le monde dans un smartphone en référençant chacune de ses facettes, ce n’est pas seulement le regarder comme un objet d’étude scientifique que l'on tente d'épuiser, c’est aussi le compacter. L’image de Google Earth est peu précise, les volumes sont altérés, la ville est silencieuse, les voitures statiques, la vie inexistante. Pourtant, le monde raconté par Google Earth reste intrigant. Les aberrations de cette représentation constituent les attributs d’un univers nouveau, une sorte de fiction algorithmique.

Notre travail cherche à amplifier la poésie froide et angoissante générée par ce « monde de poches » où les pixels ont remplacé les particules. L’enjeu est de parvenir à le contempler pour ce qu’il est : un univers fictif singeant le nôtre tout en développant sa propre autonomie. En scannant à notre tour une partie du monde généré par Google, nous tentons d’épuiser l’épuisement afin d’amplifier ses caractéristiques fantastiques. En résulte une balade dans ce troisième monde dont les aspects artificiels et irrationnels sont célébrés. L’enjeu est de parvenir à le contempler pour ce qu’il est : un univers fictif singeant le nôtre tout en développant sa propre autonomie.

En scannant à notre tour une partie du monde généré par Google nous tentons d’épuiser l’épuisement afin d’amplifier ses caractéristiques fantastiques. Earthsatz propose alors une balade dans ce monde altéré et dont les aspects fictionnels, artificiels et irrationnels sont célébrés.

Performance réalisée avec Dylan Cote, durée : 30 minutes
Représentation au festival 12x12 (2017), Blue X80 (2018), Nuit Blanche de Paris (2018)

EARTHSATZ
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